Visite de l’hôtel Kheops. Accueil très chaleureux de la part du PDG Mr Samir Sassi et Mr Anis.

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Visite de l’hôtel Kheops. Accueil très chaleureux de la part du PDG Mr Samir Sassi et Mr Anis.

La crise chronique du secteur touristique Tunisien.
Depuis la révolution de 2011 le secteur touristique de la Tunisie est en crise, et s’est amplifié avec les attentats terroristes des derniers mois ayant fait fuir les touristes vers d’autres pays notamment la Maroc qui offre des produits de biens meilleurs qualités, et un service de haut niveau.
Plusieurs gouvernements successifs tunisiens ont fait des plans de relance comme le gouvernement Larayedh, (programme jamais mis en place), le gouvernement Jebali, (loi en partie retoquée), gouvernement Jomaa, (loi pas appliquée), et le gouvernement Essid, (projet de loi retoqué en grande partie par les députés de l’ARP, et pas appliquée).
Il y a d’abord la vision de professionnels et des politiques sur les choix pour la rénovation structurelle du secteur.
Le constat est que le secteur est un produit balnéaire de faible qualité, le niveau de formation du personnel et l’accueil est digne de pays sous développé et le troisième critère l’environnement est critique avec les eaux usées, les déchets, notamment à Djerba, haut lieu touristique.
Les structures d’appui sont inexistantes, les ¾ des établissements hôteliers sont surendettés, et malgré des initiatives des gouvernements pour des plans de désendettements, la Tunisie ne dispose pas de budget pour faire face à la recapitalisation des hôtels. Aussi les structures ne répondent pas à la formation des personnels, où l’accueil est de très mauvaise qualité, et ne répond pas à l’exigence de la clientèle internationale. Un des points fort du secteur marocain, égyptien qui ont une offre bien meilleure dans l’accueil.
Le système hôtelier tunisien de 254 000 lits est fragile, sans gestion, sans visibilité, sans aucune ambition, et aura des difficultés à se relever avec la politique actuelle. Son positionnement marketing est individualiste et clientéliste. Une infrastructure que ne se renouvelle pas, inadapté à la modernité, et la durabilité. La politique des ressources humaines dans un secteur qui emploie 400 000 personnes est inexistante, pas considéré, et ne répond nullement aux demandes de la clientèle européenne et nord-américaine. Et le déficit de trésorerie non maitrisé accentue le déclin de ce secteur qui représente près de 22% du PIB tunisien.
Avec 1300 km de côtes, un climat excellent un patrimoine civilisationnel très riche avec 8 sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, la Tunisie devrait avoir l’un des meilleurs du monde, mais l’excuse du terrorisme n’est pas la raison de la désinfection. Le tourisme sahariens et intérieur n’as pratiquement pas de politique marketing, et une offre avec des normes de standard international, car la clientèle recherche un tourisme vert, de proximité avec la population, et découverte de terres intérieurs, dans des chambres d’hôtes, notamment.
Plusieurs initiatives ont été lancées pour un tourisme médical, mais si l’offre professionnelle est là, la qualité structurelle fait défaut. Alors que la Tunisie est l’invitée de la Foire Européenne de Strasbourg, la deuxième plus grande foire en Europe après la foire de Paris, cet évènement qui attire une large majorité d’allemands, suisses, belges, italiens, les responsables tunisiens vont présenter un secteur de faible qualité, alors que les agences touristiques françaises ne présentent même plus l’offre tunisien à la clientèle. Une révolution touristique doit être faite, rapidement.

Author : woesd

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